Maître Kenji Tokitsu

Né au Japon à YamagushiKenji Tokitsu est un des plus grands adeptes et théoricien du budo contemporain. Il débute la pratique des arts martiaux à l’âge de  10 ans avec le karaté-do, le sumo et le kendo.

Lors de ses études universitaires à l’Université Hitotsubashi de Tokyo, il étudie le karaté de l’école shotokan de la JKA. Suite à l’obtention de son diplôme universitaire en 1971, il immigre à Paris en France où il sera l’élève et l’assistant de maître Taiji Kase.

Dès 1974, il débute une étude critique du karaté de style shotokan. Il retourne alors régulièrement au Japon où il effectue une recherche sur la forme de karaté pratiqué originellement par maître Gichin Funakoshi, le fondateur du shotokan. Il travaille alors entre autres avec deux élèves directs de Maître FunakoshiShozan Kubota et Takagi Fujisaro.

Ses recherches le poussent alors à remonter aux racines du karaté-do d’Okinawa principalement à travers l’étude et la pratique du style shorin-ryu. Il abandonne définitivement la pratique du style shotokan et pousse alors ses recherches vers les arts martiaux chinois.

Au Japon, il débute la pratique du taijiquan de l’éccole Yang avec maître Yo Meiji (Yang Mingshi) et l’école Chen avec maître Ryuchi Matsuda. Il débute également la pratique du kiko avec maître Kozo Nishino qui l’initiera également à la pratique du taikiken de maître Kenichi Sawai.

En 1983, il fonde à Paris l’école d’arts martiaux à mains nues shaolin-mon basée sur les racines profondes de la pratique du budo. Elle reprend une synthèse des différentes méthodes qu’il a étudiées avec une attention particulière sur la santé et le bien-être.

Il approfondit d’avantage l’étude du taijiquan de l’école Chen ainsi que la forme des synthèses authentiques transmise dans le courant de maître Wang Shujin. Il étudiera, entre autre, l’école de Chen auprès des maîtres Wang Xian et Chen Zhenglei et, l’école des synthèses authentiques auprèss du maître Wang Fulai.

Il découvre alors la pratique du yiquan (dachengquan) qu’il étudie notamment auprès du maître Yu Yongnian et de son disciple maître Guo Guizhi spécialiste de l’aspect martial de cet art. À cette époque, il approfondit également ses connaissances du ken-jutsu et du iaï-jutsu auprès du maître Tetsuzan kuroda. En 1996, l’école shaolin-mon devient l’école shaolin-mon/jisei-budo.

Au milieu des années 1990, il débute l’étude du kiko avec le Dr Toshihiko Yayama immunologue, responsable des services de chirurgie et de médecine orientale de l’hôpital Kenritsu Byoin Kosekan de la Préfecture de Saga au Japon. Cette coopération entamée alors par ses deux maîtres se poursuit toujours aujourd’hui. Son école se développe de plus en plus au Japon sous le nom de jiseido. Aujourd’hui, connue sous le nom de jiseido tokitsu-ryu, l’école de maître Kenji Tokitsu est pratiquée dans de nombreux pays.

En 2016, la WUKO remet le grade de 10ième dan de karaté à Maître Kenji Tokitsu.