articles, maîtres, taiji quan

Maître Yang Shao Hou

4 mai 2008

Grand frère du célèbre Maître Yang Cheng Fu, Maître Yang Shao Hou (1862-1930) a été bien souvent plutôt occulté dans l’histoire populiste du tai-chi chuan de la famille Yang.

Petit fils du Maître Yang Lu Chan, le fondateur de l’école Yang, Yang Shao Hou a étudier l’art du tai-chi chuan de la famille auprès de son père Yang Jian Hou mais surtout auprès de son oncle Maître Yang Ban Hou qui était surnommé admirativement «Yang l’invincible». Fortement influencé par la méthode d’enseignement brutale et le caractère tumultueux de son oncle, Yang Shao Hou était lui-même réputé pour son tempérament excessif et son exigence extrême envers ses propres rares disciples.

Me Yang Shaohou

Maître Yang Shao Hou

Il était réputé pour ne pas retenir ses coups lors des pratiques avec ses élèves. Aussi, il ne forma que peu de disciples. Contrairement à son frère Yang Cheng Fu, il ne chercha pas à altérer son enseignement du tai-chi chuan pour le rendre plus accessible à tous et plus populaire pour la masse. Au contraire, il chercha à former des disciples adeptes de l’art du combat, triés sur le volet à travers la rudesse et l’exigence de son enseignement.

Cependant, son influence auprès de certains maîtres aura laisser son empreinte dans l’histoire du tai-chi chuan contemporain. Des maîtres célèbres tels que Chen Pan Ling, Tung Ying Chieh, Wu Kung I, Wu Kung Tsao, Wu Tu Nan, par exemple ont bénéficiés de son enseignement ou de son influence au cours de leur formation. Mais c’est à travers les très rarissimes disciples proches, des maîtres beaucoup moins connus, que sa méthode d’entraînement survie toujours de nos jours.

Sa forme de tai-chi chuan est souvent référée comme étant celle de la «petite armature» du tai-chi chuan de l’école Yang. Son exécution demande un très haut niveau de préparation incluant la pratique intensive et très systématique du zhan zhuang et autres exercices de renforcement interne. Elle se caractérise par l’alternance de mouvements lents, rapides, spirales et explosifs (fa jing). En fait, il semble qu’il y est plutôt différents niveaux d’exécution d’une même forme à l’intérieur du courant de Yang Shao Hou. C’est un tai-chi chuan axé sur l’efficacité en combat.

Aujourd’hui, il semble y avoir un retour de popularité du personnage qu’était Maître Yang Shao Hou et plusieurs adeptes contemporains se réclament de son enseignement en présentant une forme de tai-chi chuan dite de «combat» de l’école Yang. Cette nouvelle mode est à prendre avec un grain de sel sachant que vraiment très peu d’adeptes ont pu survivre à l’enseignement et l’exigence extrême de ce maître et ainsi devenir un de ses disciples proches. Ils ont en retour eux-même formés bien peu d’adeptes encore actifs de nos jours…

You Might Also Like

Password Reset
Please enter your e-mail address. You will receive a new password via e-mail.