combat

Le tui shou comme préparation au combat

16 novembre 2008

Un des aspects les plus intéressants de la pratique du tai-chi chuan et du da cheng chuan pour la préparation au combat est la pratique des tui shou ou pousse mains. Les différentes modalités de cette pratique sont exceptionnellement riches pour la formation d’un adepte dans l’intégration de plusieurs éléments essentiels à acquérir lors des exercices de combat libre.

application de technique de percussion

application de technique de percussion

À la base la pratique du tui shou est une excellente façon d’expérimenter concrètement la réalisation d’une structure efficace dans la posture corporelle pour le combat. En ce sens, la pratique du tui shou est une prolongation naturelle de la pratique individuelle du zhan zhuang ou ritsu-zen. La réalisation d’une structure corporelle et musculaire intégrée est absolument essentielle pour la progression en exercices de combat libre. De la prise de la garde à l’exécution de techniques de percussion, de projection ou d’immobilisation, avoir un corps et une posture bien structurés et intégrés permet d’entrevoir une efficacité à long terme dans l’art du combat.

Il faut cependant conceptualiser l’exercice avec l’optique d’application concrète dans le combat libre. Pour cela il faut développer une force et une puissance réelles associées avec une grande sensibilité et bonne disponibilité.

tui shou comme exercice préparatoire au combat libre

tui shou comme exercice préparatoire au combat libre

À cette fin, il faut bien travailler individuellement les directions de forces dans le travail lors de l’exercice du zhan zhuang ou ritsu-zen afin de réaliser une force qui n’est pas unidimensionnelle et limitée. Ce travail demande beaucoup de persévérance et doit être réaliser systématiquement. Ensuite, le travail à deux dans les différents modes de l’exercice du tui shou prend un sens beaucoup plus satisfaisant, concret et efficace. Également, le potentiel de progression dans le temps avec l’âge devient lui-aussi beaucoup plus claire et aussi réalisable.

Il existe différents modes de travail du tui shou. On peut travailler à un bras, deux bras de façons diverses à travers des enchaînements plus ou moins codifiés jusqu’à un travail libre. En général, il est préférable de débuter par un travail avec un minimum de force et de se diriger progressivement vers une utilisation efficace de la puissance et de la force. La finalité d’application en combat peut varier également en plaçant l’attention sur différentes techniques de clés, de projections, de percussions et éventuellement vers un travail libre.

Au delà de l’habileté naturelle ou acquise en techniques et stratégies, encore une fois ici l’objectif le plus important est sûrement la réalisation d’un «corps martial» bien intégré et disponible. Un corps qui permette d’entrevoir cette fameuse progression tout au long de la vie. Ici, la pratique du tui shou devient le reflet d’une pratique énergétique (chi gong ou kikô) bien réalisée par l’adepte tout au long de son parcours, à chaque étape de sa vie.

Ultimement la preuve d’une intégration bien réussie des différents éléments constituant la pratique de l’art martial est la capacité de poursuivre les exercices de combat libre tout au long de la vie.

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